Ronan Curtis, Arsenal et la famille avant tout

Les matchs de FA Cup sont toujours l’occasion de découvrir des joueurs particuliers, des destinées pour le moins loufoques. Aujourd’hui, en préface de Portsmouth – Arsenal, c’est Ronan Curtis qui est appelé à la barre. Traits distinctifs : un grand fan d’Arsenal et une mère assez gênante sur Twitter.


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Mais pourquoi supporte-t-on une équipe plutôt qu’une autre ? Pour certains, la réponse à cette question est toute simple : ils sont baignés dedans depuis qu’ils sont tout petits. Les premières virées au stade du club fétiche de papa ou de tonton créent des souvenirs inoubliables et une fidélité qui n’attend pas le nombre d’années et qui dure parfois toute une vie. Ronan est de ceux-là : dans la famille, ils sont tous fans d’Arsenal.

Le match de ce soir (lundi) est donc une consécration : le fiston va, avec son équipe de Portsmouth, recevoir les Gunners dans un stade chauffé à bloc. Pour ce match pas comme les autres, les Curtis seront quatorze à se rendre à Fratton Park, tiraillés entre leur progéniture d’un côté et leurs idoles de l’autre. Pour Ronan, lui-même, il faudra, pour 90 minutes, oublier qu’il joue contre les posters traînant dans sa chambre : « J’envoyais des messages à Cazorla quand j’étais plus jeune, tout comme un fan il y a trois ou quatre ans. Et il m’a répondu, ce qui était un beau geste. Ils ont encore tellement de talent : Aubameyang, Lacazette, Özil. Mais ce jour-là, il faut oublier les rêves et les personnes que nous rencontrons ».

Curtis a été transféré en 2018 du club irlandais de Derry City.

L’ombre d’une mère

Ce match de gala est une belle récompense pour l’ailier gauche irlandais de 23 ans. Auteur de 11 buts et 5 assists cette saison, il contribue à la cinquième place de son équipe. Déjà un élément incontournable de Portsmouth lors de la campagne précédente, il a même été appelé trois fois avec l’équipe nationale irlandaise. Et pourtant, au niveau de la notoriété, il doit faire face à la concurrence de…sa mère. Arborant le grand imperméable popularisé par Arsène Wenger, elle est connue de tous les supporters locaux.

« Madame Arsenal », comme on l’appelle là-bas, s’est surtout illustrée avec les pépites qu’elle lâche sur Twitter (elle est suivie par 2165 followers). Si ses premiers tweets sont assez anodins et concernent surtout sa vie quotidienne, la percée de son fils, la prunelle de ses yeux, lui a donné beaucoup de grain à moudre sur les réseaux. À l’époque des responsables de communication qui verrouillent tout, c’est une véritable oasis de spontanéité.

Rare image de Madame Arsenal sans son imper’.

Un ban de deux semaines de Twitter

N’ayant pas la langue en poche, Marie Curtis dit ce qu’elle pense sans le moindre filtre. N’hésitant pas à s’étonner de la présence de son gamin sur le banc, elle a récemment fait le buzz. A l’origine, ce tweet envers un de ses coéquipiers : « Est-ce que Pitts a pris du poids ou est-ce juste de la télévision ? » Très embarrassé, Ronan a gentiment demandé à sa mère d’arrêter Twitter pendant deux semaines.

Promesse qu’elle n’a pas vraiment respectée : « j’y allais quand il ne regardait pas. Mais j’ai quand même été m’excuser auprès de Pitts. Après tout, il était quand même énorme et je ne l’avais plus vu depuis un bon moment ». Malgré ces quelques bourdes, Ronan ne saurait en vouloir à sa mère : il garde un lien très fort avec elle et n’oublie pas le rôle crucial joué par ses parents dans sa carrière. Reste à voir si ces derniers lui pardonneront de faire du mal à leur équipe préférée.

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